Odette Toulemonde et autres histoires de Eric-Emmanuel Schmitt

Odette Toulemonde et autres histoires de Eric-Emmanuel Schmitt
Résumé:

La vie a tout offert à l' écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, c'est elle qui est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leurs existences. Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric-Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.

Extrait :

« Cher monsieur Balsan,
Je n'écris jamais car, si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie. Or, il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l'importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois.
Odette »

Mon avis :

Odette Toulemonde est une nouvelle divertissante, agréable mais je ne trouve pas qu'elle a d'autres attraits.
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# Posté le samedi 28 mars 2009 16:01

Si c'est un homme de Primo Levi

Si c'est un homme de Primo Levi
Résumé :

Si c'est un homme raconte l'expérience des camps d'extermination des juifs, vécue par l'auteur, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il explique, à partir de son quotidien dans le camp, la lutte et l'organisation pour la survie des prisonniers. Tout au long de ce récit, Primo Levi montre les horreurs de la déshumanisation des camps.

Extrait :

En moins de dix minutes, je me trouvai faire partie du groupe des hommes valides, Ce qu'il advint des autres, femmes, enfants, vieillards, il nous fut impossible alors de le savoir: la nuit les engloutit, purement et simplement. Aujourd'hui pourtant, nous savons que ce tri rapide et sommaire avait servi à juger si nous étions capables ou non de travailler utilement pour le Reich ; nous savons que les camps de Buna-Monowitz et de Birkenau n'accueillirent respectivement que quatre-vingt-seize hommes et vingtneuf femmes de notre convoi et que deux jours plus tard il ne restait de tous les autres — plus de cinq cents — aucun survivant. Nous savons aussi que même ce semblant de critère dans la discrimination entre ceux qui étaient reconnus aptes et ceux qui ne l'étaient pas ne fut pas toujours appliqué, et qu'un système plus expéditif fut adopté par la suite : on ouvrait les portières des wagons des deux côtés en même temps, sans avertir les nouveaux venus ni leur dire ce qu'il fallait faire. Ceux que le hasard faisait descendre du bon côté entraient dans le camp ; les autres finissaient à la chambre à gaz

Hâftling : j'ai appris que je suis un Hàftling. Mon nom est 174517 ; nous avons été baptisés et aussi longtemps que nous vivrons nous porterons cette marque tatouée sur le bras gauche. L'opération a été assez peu douloureuse et extrêmement rapide : on nous a fait mettre en rang par ordre alphabétique, puis on nous a fait défiler un par un devant un habile fonctionnaire muni d'une sorte de poinçon à aiguille courte. Il semble bien que ce soit là une véritable initiation : ce n'est qu' « en montrant le numéro » qu'on a droit au pain et à la soupe. Il nous a fallu bien des jours et bon nombre de gifles et de coups de poing pour nous habituer à montrer rapidement notre numéro afin de ne pas ralentir les opérations de distribution des vivres ; il nous a fallu des semaines et des mois pour en reconnaître le son en allemand. Et pendant plusieurs jours, lorsqu'un vieux réflexe me pousse à regarder l'heure à mon poignet, une ironique substitution m'y fait trouver mon nouveau nom, ce numéro gravé sous la peau en signes bleuâtres. Ce n'est que beaucoup plus tard que certains d'entre nous se sont peu à peu familiarisés avec la funèbre science des numéros d'Auschwitz, qui résument à eux seuls les étapes de la destruction de l'hébraïsme en Europe. Pour les anciens du camp, le numéro dit tout : la date d'arrivée au camp, le convoi dont on faisait partie, la nationalité. On traitera toujours avec respect un numéro compris entre30000 et 80000 : il n'en reste que quelques centaines, qui désignent les rares survivants des ghettos polonais. De même, il s'agit d'ouvrir l'oeil si on doit entrer en affaires avec un 116000 ou un 117000 : ils ne sont plus qu'une quarantaine désormais, mais ce sont des Grecs de Salonique, et ils ont plus d'un tour dans leur sac Quant aux gros numéros, il s'y attache une note essentiellement comique, comme aux termes de « bleus » ou de « conscrits » dans la vie courante • le gros numéro par excellence est un individu bedonnant, docile et mais, à qui vous pouvez faire croire qu'a l'infirmerie on distribue des chaussures en cuir pour pieds sensibles, et qui est capable sur votre instigation d'y courir séance tenante en vous laissant sa gamelle de soupe « a garder » , vous pouvez lui vendre une cuillère pour trois rations de pain, vous pouvez même l'envoyer demander (comme cela m'est arrivé ') au Kapo le plus féroce du camp si c'est bien lui qui commande le Kartoffelschalkommando, le Kommando d'Épluchage de Patates, et s'il est possible de s'y faire enrôler.

Mon avis :

Un témoignage bouleversant de l'expérience de Primo Levi des camps de concentration. On a l'impression de tout voir à travers les yeux de l'auteur, on est comme des témoins de cette horreur...

# Posté le samedi 28 mars 2009 16:18

La fille du docteur Baudoin de Marie-Aude Murail

La fille du docteur Baudoin de Marie-Aude Murail
Résumé :

Ils sont deux à se partager la clientèle du cabinet. Jean Baudoin, le fondateur, la cinquantaine à la fois fringante et fatiguée. Il ne garde jamais les gens plus de dix minutes, distribue les médocs comme les regards méprisants. Les malades l'énervent de plus en plus. Et Vianney Chasseloup, un débutant, avec des yeux d'âne, un prénom de saint, une triste figure de chevalier, les cheveux en pagaille et le veston froissé. C'est lui qui soigne tous ceux dont Baudoin ne veut plus : les vieux, les gâteux, les paumés, les cas désespérés. Mais voilà qu'un jour, parmi les patients du docteur Chasseloup, se glisse une toute jeune fille aux yeux bleus, presque violets. Violaine. Aussi jolie que son prénom peut le laisser espérer. Elle a tout pour être heureuse. C'est la fille du docteur Baudoin. Alors, qu'est-ce qu'elle fait là ?

Un Extrait :

Le docteur Baudoin connaissait chaque soir de la semaine un moment de bonheur, par ailleurs assez bref, quand il prenait l'ascenseur. Tandis que la petite cage vitrée s'envolait vers son luxueux appartement, il lâchait un gros soupir en même temps que sa mallette en cuir. Voilà encore une journée de boulot terminée.
Ce soir-là, il rentrait de bonne heure. Il allait pouvoir dîner en famille avec sa femme, Stéphanie, et avec ses trois enfants, chair de sa chair, prunelle de ses prunelles, Violaine, dix-sept ans, Paul-Louis, quinze ans, et Cerise, huit ans. Cinquième étage tout le monde descend.
-Ah tiens,papa! Sixte m'invite à sa soirée de rallye le mois prochain.
-Paul-Louis agita devant lui son téléphone portable pour faire comprendre qu'il était en ligne.
-Mais il me faut un costume.
Le docteur Baudoin regarda son fils sans rien trouver à lui répondre, pas même le classique : "Ca fait plaisir d'être accueilli". Il entra au salon où les flics de Miami canardaient le canapé en laissant hurler leur.
-Tu es sourde ? cria le docteur Baudoin à sa fille aînée.
Violaine, un coussin serré sur la poitrine en guise de gilet pare-balles, fit " Hein?" et se contenta de zapper sans baisser le son.
-C'est OK pour le costume? reprit Paul-Louis dans le dos de son père.
-Votre mère est là? demanda le docteur Baudoin.
Puis, sans espérer de réponse, il partit en quête de Stéphanie et se heurta dans le couloir à sa petite dernière.

Mon avis :

Un livre très intéressant abordant un thème grave, l'avortement des adolescentes. Mais malgré une très belle écriture, j'ai trouvé la fin très décevante car invraisemblable.




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# Posté le dimanche 29 mars 2009 03:42

Le garçon au pyjama rayé John Boyne

Le garçon au pyjama rayé John Boyne
Résumé :

Bruno a neuf ans lorsque son père, un officier nazi remarqué par le « Fourreur », se voit confier le commandement « d'Hoche-Vite ». Le petit garçon n'apprécie guère de devoir quitter la belle et grande maison de Berlin pour se retrouver dans une maison isolée et triste. De sa chambre, il aperçoit des hommes, des femmes et des enfants, tous vêtus de pyjamas rayés. Mais personne ne veut lui expliquer qui ils sont. Faisant fi des interdits, Bruno part en reconnaissance et se lie d'amitié avec Schmuel, un jeune garçon de son âge qui porte un pyjama rayé et vit de l'autre côté de la clôture. Ils échangent leurs histoires jusqu'au jour où Bruno franchit la clôture pour aider Schmuel à découvrir ce qu'il est advenu de son père qui a disparu brusquement, tout comme son grand-père avant lui...

Mon avis :

Un livre terrible sur la seconde guerre mondiale et les camps de concentration. Mais ce thème est abordé avec toute l'innocence d'un enfant, étranger à la folie des hommes. Un livre vraiment magnifique!


COUP DE C¼UR

# Posté le dimanche 29 mars 2009 04:04

Libérez mon frère de Joke Van Leeuwen et Malika Blain

Libérez mon frère de Joke Van Leeuwen et  Malika Blain
Résumé :

casablanca, maroc, 1969.
la famille de zima est une famille comme tant d'autres, nombreuse, unie, chaleureuse. une famille musulmane plutôt plus libérale que les autres : quand les parents apprennent que zima, huit ans, s'est enfuie de l'école coranique parce que le maître y frappe ses élèves, ils ne l'obligent pas à y retourner. une famille plus égalitaire, aussi, oú le père participe aux tâches domestiques. une famille oú l'on cultive le goût du savoir, de la discussion et de l'écoute.
la vie pourrait être tranquille, mais voilà, dans ces années oú partout autour du monde fleurissent des idées nouvelles et des espérances folles, amrar, le frère aîné de zima, se met à sortir la nuit avec des cartables bourrés de papiers, il refait le monde avec ses amis, il rédige un journal clandestin qui parle de pays oú les travailleurs sont respectés, oú la parole est libre et oú la télévision montre autre chose que les faits et gestes du roi.
et une nuit, amrar ne rentre pas.

Extrait :

En revanche, je trouvais les activités d'Amrar beaucoup plus intéressantes. Quand mon père était absent, il réunissait ses amis, qu'il appelait camarades, pour bavarder tandis que maman leur apportait du thé. Là, installés dans notre petite maison, ils discutaient de leur lycée, de tous les lycées, des gens emprisonnés parce qu'ils avaient fait grève ou manifesté, des chômeurs, du pays tout entier, et ils allaient même plus loin que notre pays en parlant de la Russie ou de la Chine, et comment, d'après eux, tous les problèmes là-bas avaient été résolus.

Mon avis :

Une histoire touchante, abordée du point de vue d'une petite fille qui ne comprend pas tout au début et évolue au fur et à mesure du livre. Un véritable combat pour la liberté d'opinion et de pensée.
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# Posté le dimanche 29 mars 2009 04:20